Chers amis et adhérents,
Que dire de cette année 2011 qui démarre pour notre association avec le 12ème Forum des associations historiques et scientifiques des Alpes-Maritimes ?
Il est important que les projecteurs soient tournés vers Grasse, ville d'art et d'histoire s'il en est, au passé riche et dense.
Notre association a certes une vocation locale avant tout, ne l'oublions pas. Mais à l'ère numérique nous devons prendre une dimension nouvelle déjà
amorcée par le programme 2011 qui verra la venue d'un historien-journaliste-essayiste mondialement connu, Vladimir Fédorovski, ceci parce que l'histoire
doit être un moment de rencontre et de joie.
C'est pourquoi, je souhaite que sans crainte nous investissions les domaines variés que nous apporte l'histoire locale certes, mais également l'histoire nationale et planétaire.
L'histoire locale souvent ne peut se comprendre qu'à travers des événements issus d'un territoire beaucoup plus large. L'histoire ne doit pas avoir de limites de recherches.
C'est pourquoi, tous les sujets nous intéressent.
L'essentiel c'est de prendre plaisir à rechercher la vérité. Or, celle-ci n'a pas de territoire particulier. Elle évolue, elle vit, elle n'est jamais
au même endroit. La rechercher c'est un peu essayer de retrouver la pierre philosophale, sauf que parfois elle nous éblouit car elle est plus concrète.
L'année dernière je parlais de "démarche scientifique", c'est effectivement la méthode privilégiée par l'apprenti historien que nous sommes et cet
apprentissage nous le confrontons à la vie chaque fois que nous abordons un sujet de recherche, en particulier bien entendu les sujets de recherche
contemporains.
L'historien, et nous sommes tous un peu historiens dans notre association, ne doit pas avoir comme critère unique d'approche l'archive ou le document.
Surtout pour la période que nous vivons. Dans ce cas, la mémoire collective est importante. Mais il ne faut pas non plus cacher l'histoire par la mémoire
collective. On a donc besoin des deux !
Pourtant, la mémoire collective est porteuse des valeurs d'un groupe social qui défend ses intérêts légitimes mais parfois offre le risque de ne pas se
préoccuper de la vérité des faits. Si la mémoire va à l'encontre de l'histoire, c'est le conflit ! L'histoire contemporaine donne beaucoup d'exemples à ce
sujet.
En ce qui nous concerne, je voudrais dire que nous n'avons pas à nous freiner dans nos recherches, profitons de l'ère numérique naissante qui va donner
un développement exponentiel à l'histoire. Sachons écouter, lire, tous les réseaux historiques existants pour prendre encore plus de plaisir à la connaissance.
Notre but est surtout de développer une conscience collective pour mieux connaître, comprendre et analyser le monde et j'oserais dire l'univers.
Ne soyons pas de simples spectateurs passifs de l'histoire qui n'est pas faite uniquement pour des spécialistes mais qui est aussi le domaine des amateurs.
En agissant ainsi, nous défendons l'histoire.
Je nous souhaite d'être des précurseurs en la matière et bonnes recherches à tous !
Le Président Rémi Krisanaz - Mars 2011 -
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